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Destins croisés
Dinu Lipatti devient le patient du Dr Henri
Dubois-Ferrière en 1947. C’est le début d’une grande amitié dont Madeleine Lipatti, sa femme, écrira : « …il faudrait des pages et des pages pour dire combien ces deux êtres se sont compris et aimés comme des frères… ». A ce moment, le médecin
et le pianiste luttent, chacun à sa manière, contre la même maladie, la
leucémie. Henri Dubois-Ferrière avec les armes de la science, mais aussi avec son engagement, son courage et son humour. Dinu Lipatti avec son talent de musicien et la cortisone que le médecin réussit à lui procurer. Leur ténacité conjuguée a permis une dernière rémission et la réalisation d’un des plus beaux enregistrements qui soient… Avec vingt ans d’écart, ils mourront frappés du même type de mal, mais ils ont fait de l’espoir une musique tenace et volontaire.
Cet espoir, Madeleine Lipatti, la famille et les amis d’Henri Dubois-Ferrière ont voulu le transmettre à ceux qui souffrent, à ceux qui les soignent et à tous ceux qui veulent les aider. C’est la mission actuelle de la Fondation.
« J’insiste sur un point capital, celui des similitudes
frappantes qui existent sur le plan spirituel entre Dinu Lipatti et Henri Dubois-Ferrière – la
pureté, la foi, la transparence de leur nature, la clarté de leur pensée et leur
force dans l’adversité. Ils sont des exemples qui
nous apportent du courage et du réconfort. On ne saurait les oublier. »
Madeleine
Lipatti |
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